Enseignement

ATELIER GRAF_Théorie et critique du projet

Franz Graf professeur_Yvan Delemontey_Stephan Rutishauser assistants

Les interventions sur l’existant sont un enjeu majeur du développement de la ville du XXIe siècle et de la qualité de l’environnement de ses usagers. Le projet de sauvegarde et le projet dans l’existant font partie d’une discipline culturelle constituée qui élargit le projet d’architecture contemporain. Construire dans le construit n’est pas une pratique nouvelle, loin s’en faut. Mais ce qui en fait une attitude contemporaine est le type de questionnements théoriques et pratiques sur l’objet architectural à toutes ses échelles, ainsi que le regard rapproché sur la matérialité du bâti qui donnent naissance au projet.

Le projet de sauvegarde est un double et indissociable projet de conservation et de neuf. À la fois conservation, maintien, renfort, mise en valeur ou remise en fonctionnement de la substance matérielle d’un existant, et greffe nouvelle, prolongement, superposition, juxtaposition issue de cet existant.

En troisième année du Bachelor, l’Atelier vise à transmettre aux étudiants les éléments théoriques et pratiques de l’élaboration de cette discipline du projet, de ce « savoir en action ». L’objet ou ensemble d’étude et sujet du projet appartient à notre patrimoine quotidien, celui de la ville et du territoire du XXe siècle. Depuis maintenant cinq ans, l’Atelier consacre son travail à l’étude de l’œuvre de Le Corbusier, analysant par le menu la production exceptionnelle de l’architecte. Il s’est ainsi intéressé successivement à l’usine Claude & Duval à Saint-Dié (1946-1950), à la cité Frugès de Pessac (1924-1927), aux Unités d’habitation disséminées en France et à Berlin (1945-1967), à la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp (1950-1955), au Pavillon pour Heidi Weber à Zurich (1960-1967) et cette année à la Cité internationale universitaire de Paris à travers deux édifices emblématiques : le Pavillon suisse (1929-1933) et la Maison du Brésil (1953-1959).

ATELIER GRAF BA5/BA6 2017-2018

 

Pavillon suisse, Cité internationale universitaire de Paris

Le Corbusier & Pierre Jeanneret architectes

1929-1933

 

Maison du Brésil, Cité internationale universitaire de Paris

Le Corbusier & Lucio Costa architectes

1953-1959

 

Invités : Bernard Bauchet, Hélène Bauchet, Tarramo Broennimann, Thierry Buache, Gilles Beguin, Jean-Pierre Cêtre, Cristiana Chiorino, Catherine Clarisse, Pascale Dejean, Frédéric Druot, Lucien Favre, Marc Ferauge, Bénédicte Gandini, Emmanuelle Jaques, Alexandre Kabok, Radu Medrea, Elise Quantin, Gilles Ragot, Ivan Zaknic.

 

Avec le soutien de la Fondation Le Corbusier

Concevoir dans le construit_BA6

Franz Graf_Giulia Marino

Le projet dans l’existant est une discipline foisonnante qui convoque des multiples savoirs et hybride rigueur scientifique et imagination prospective. Les cultures de l’histoire et celles de la technique se croisent et se superposent dans une démarche de création qui prend appui sur un travail d’investigation sur le bâtiment et se poursuit tout au long du processus de conception. Ce cheminement intellectuel est fondé sur la connaissance minutieuse de l’oeuvre construite, son observation et analyse physique, par le croisement et la synthèse des compétences les plus diverses, tant théoriques qu’opérationnelles. L’objectif principal du cours est de cerner cette démarche complexe. Il s’agit tout d’abord d’expliciter les raisons culturelles et les champs d’application du projet de sauvegarde et de restauration, à l’appui de quelques notions théoriques et législatives, ainsi que par une introduction à la connaissance des outils courants d’inventaire et définition préalable de la valeur patrimoniale des bâtiments. Cette introduction historico-critique se poursuit par la prise en compte des enjeux méthodologiques du projet de sauvegarde, de la première phase de connaissance et analyse, à l’élaboration de la stratégie du projet la plus appropriée, puis sa gestion et sa réalisation.

Le projet du confort dans l’architecture du XXe siècle_MA2

Giulia Marino

La notion de confort physiologique – hygrothermique, mais aussi lumineux et acoustique – est à relever parmi les impératifs majeurs de la production architecturale du XXe siècle et garde aujourd’hui une actualité saisissante. Matériaux et techniques novateurs, mais aussi systèmes et procédés industriels inédits : si la « révolution constructive » qui s’opère au XXe siècle est amplement reconnue par l’histoire de l’architecture, les équipements du confort, qui en font pleinement partie, restent un thème le plus souvent négligé, pour ne pas dire simplement ignoré. Et pourtant… Dissimulés, incorporés, ou alors exposés, voire littéralement mis en scène, ces réseaux de chauffage, ventilation, conditionnement de l’air qui sont paradoxalement encombrants mais souvent invisibles, méritent une nouvelle considération comme des éléments réellement structurants, et non pas – et ô combien à tort – comme des simples composants rapportés, voire accessoires. Saisir les implications du « projet du climat » dans le « projet d’architecture », par une lecture transversale située à la croisée du sensible et du matériel, ouvre des voies d’interprétation extrêmement significatives de l’architecture moderne et contemporaine.

Théories et techniques du projet de sauvegarde_MA1/3

Franz Graf_Giulia Marino

Le cours de Master répond à un double objectif. Il s’agit en premier lieu de retracer l’évolution des systèmes constructifs qui ont marqué l’architecture du XXe siècle, en abordant notions clé comme les nouveaux matériaux, les transformations du chantier moderne par l’introduction de procédés industrialisés, ou encore les dispositifs du contrôle artificiel du confort. Cette connaissance – multidisciplinaire – convoque aussi bien la réflexion historique que les techniques des matériaux et de leur mise en oeuvre, ainsi que les données économiques et environnementales.
L’histoire critique et l’analyse matérielle du bâti du XXe siècle, par sa spécificité constructive, oblige à développer des stratégies de sauvegarde ad hoc, étudiées avec un savoir faire spécifique. La mise en place d’outils de projet – théoriques et opérationnels – prenant en compte les enjeux du patrimoine moderne, constitue le deuxième objectif du cours.

 

 

PROJET ENAC – Stratégies et techniques pour la réutilisation de l’architecture du XXe siècle

Franz Graf_Giulia Marino
Sections Architecture_Génie civil_Sciences de l’environnement_Master, Mineur IDEAS

Les stratégies et les techniques pour la sauvegarde et la réutilisation de l’architecture du XXe siècle convoquent des thématiques et des savoirs faire spécifiques, demandant une approche interdisciplinaire qui touche aux différents domaines qui caractérisent la faculté ENAC ; ce projet a pour objectif de développer ces thèmes en référence à la spécificité de chaque branche, à l’impact environnemental d’une intervention de reconversion au diagnostic structurel d’un objet, en passant par la définition de la valeur patrimoniale de celui-ci.

Chaque étudiant développe une problématique relevant de ses propres compétences académiques et des ses intérêts scientifiques, choisie dans une liste élaborée par les enseignants ou proposée par l’étudiant lui-même. Les thèmes de recherche – en référence avec la spécificité du bâti du XXe siècle – concerneront, par exemple, les pathologies d’un matériau de construction ou d’une mise en œuvre et les mesures de réparation/conservation de celui-ci (béton armé, alliages légers, matières plastiques, etc.), la détection de la présence de matériaux toxiques dans le bâtiment (amiante, PCB, radon, etc) et les modalités d’assainissement et de gestion des déchets dans le chantier, ou encore l’analyse architecturale – constructive et spatiale – d’un objet en vue de la définition des possibilités de reconversion, etc.

Unité d’Enseignement ENAC_Construction en zones de radiations naturelles

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sections Architecture_Génie civil_Sciences de l’environnement
 
Les Unités d’enseignement ENAC (UEE) permettent aux étudiants d’établir des liens tangibles entre théorie et pratique. Elles portent sur des problématiques complexes réelles, liées à l’environnement naturel et construit. Pour aborder ces problématiques, les étudiants sont amenés à travailler en équipes pluridisciplinaires et à acquérir activement des connaissances à travers l’expérimentation de la formulation d’un problème et de la recherche de solutions.
Le laboratoire TSAM est partenaire de cette UEE consacrée à la problématique du radon dans les constructions, à laquelle participe également le laboratoire de mécanique des fluides de l’environnement (EFLUM), le laboratoire de mécanique des sols (LMS), l’Ecole d’ingénieurs et d’architectes de Fribourg (HES-SO) et l’Office fédérale de la santé publique (OFSP).
 
Par ailleurs, le TSAM est parti prenante du cours de formation continue : Le radon dans les bâtiments : approche scientifique, technique et juridique, organisé par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), en collaboration avec l’Université de Lausanne (UNIL), l’Université de la Suisse italienne (USI), l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA).